Si tu me croises aujourd'hui, tu vois un homme de 52 ans qui accompagne les autres à se reconnecter à eux-mêmes pour faire ce qui leur correspond, être plus libres et plus épanouis.
Ce que tu ne vois pas, c'est d'où je pars, ni le chemin semé d'embûches, de coups du sort, de rêves moqués et de leçons de vie qu'il a fallu traverser pour en arriver là.
Cette voie initiatique qu'a été mon existence, m'a appris que la plus grande force naît souvent de nos plus grandes fragilités selon le milieu où on évolue.
Voici mon histoire pour que tu saches à qui tu parles.
Ce qui me définit
Adjectifs
Sagesse, Liberté, Transmission, Contribution, Réalisation de soi, Amour
Valeurs
Liberté, Courage, Foi en soi, Transmission, Humanité
Chapitre I
L'enfant sensible et idéaliste face à un monde dur et désabusé
J'ai grandi à Clermont-Ferrand en étant un enfant plutôt sensible, réservé, et profondément mal à l'aise dans ma peau. Très tôt, j'ai eu le sentiment d'être un peu décalé par rapport à mon environnement, que ce soit dans ma famille ou à l'école. J'observais beaucoup, je ressentais beaucoup, mais je parlais peu de ce que je ressentais ou pensais par peur de la réaction des autres. À l'intérieur, il y avait comme un mélange de timidité, de peur et de tristesse diffuse que je ne savais pas vraiment expliquer.
À la maison, ma mère était sympathique, aimante, attentionnée, mais aussi assez occupée et contrôlante parfois. Mon père, lui, était intelligent, réfléchi, parfois drôle et parfois plus autoritaire, colérique et humiliant. En dehors des moments de loisir, de plaisanterie et de rire, sans qu'il y ait de drame visible, l'ambiance était souvent lourde et me donnait souvent l'impression que le monde était un endroit contraignant, dur, exigeant, où il fallait faire des efforts constants, rentrer dans des cadres, se conformer, avec un manque cruel de joie de vivre et de bonne humeur.
À l'intérieur pourtant, je sentais autre chose. Une aspiration presque idéaliste : l'idée que la vie pouvait être plus légère, plus libre, plus heureuse. Je me disais que ce n'était pas possible que l'existence se résume à subir, à se forcer, à encaisser. Mais autour de moi, rien ne venait confirmer cette intuition. Alors j'ai appris à m'adapter plutôt qu'à m'affirmer, soit en m'effaçant et en fuyant les ambiances délétères, soit en faisant de l'humour, de l'autodérision, pour faire rire et rendre l'atmosphère plus plaisante.
Puis un jour, à l'école, il y a eu une altercation de trop avec un garçon, une petite terreur plus bagarreuse que moi. Mon humour ne m'a pas sauvé et je m'en suis pris une dans les parties à me rouler par terre de douleur sous les regards de pitié. Cet épisode a laissé une trace profonde. Vers l'âge de 11 ans, je me suis fait une promesse intérieure : je ne voulais plus être fragile et vulnérable et impuissant. Je me suis dit que je devais devenir plus fort, plus dur, donc moins sensible, pour survivre.
La morale
Cette enfance m'a appris très tôt à ressentir, observer et comprendre l'humain, par méfiance d'abord. Mais elle m'a aussi poussé à croire que la sensibilité était une faiblesse. Ce combat intérieur entre la sensibilité de mon âme d'enfant et ce désir de force a été le point de départ de tout mon chemin de transformation.
Chapitre II
L'adolescence du « nice guy » au « bad boy » et la quête de respect
À la suite de ces dures leçons, j'ai décidé d'apprendre à me renforcer. Littéralement. Avec mes grosses lunettes qui faisaient un effet loupe et me défiguraient, j'attirais les moqueries des garçons et le rejet des filles. Je suis entré dans la pré-adolescence très complexé, avec peu d'estime et de confiance. J'ai commencé les arts martiaux : Viet Vo Dao, Kung-fu, puis boxe anglaise, pendant quatre à cinq ans. À 15 ans, grâce à mon père qui était professeur de culture physique et qui avait sa propre salle, j'ai commencé la musculation pour embellir mon corps.
J'évoluais dans un environnement proche de cités, où la répartie, la vanne, et la posture provocante comptaient énormément. J'ai appris à parler plus durement, à prendre ma place, à humilier par le sarcasme pour ne pas être humilié. J'ai flirté avec le hors-la-loi en faisant quelques bêtises jusqu'à mes 17-18 ans. À cette époque, je croyais sincèrement que pour être respecté, populaire, et surtout avoir un peu l'attention des filles, il fallait être un bad boy.
Mais à force de vouloir être quelqu'un que je n'étais pas vraiment, un faux self, j'ai laissé de côté l'école. Mon parcours scolaire est devenu chaotique. Résultat : on m'a orienté, malgré moi, vers une filière technique, la mécanique générale. Pour moi, c'était une voie de garage, au sens propre comme au figuré. Je m'imaginais déjà finir ma vie en bleu de travail, à faire un métier qui ne me ressemblait pas.
Je me souviens m'être dit : « Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas la vie que je veux. » Pourtant, à ce moment-là, je payais le prix de mes choix. À force de déconner, d'être rebelle, de jouer à celui qui s'en fout, j'avais saboté mes chances.
La morale
La force extérieure ne compense jamais un manque de direction intérieure. Jouer un rôle pour être aimé ou respecté finit toujours par nous éloigner de nous-mêmes et de nos véritables aspirations.
Chapitre III
Du rêve des études artistiques à l'auto-sabotage
Vers 18 ans, ma mère m'a tendu une perche salvatrice : la possibilité de faire des études d'agencement intérieur. Une formation hybride entre techniques manuelles et arts appliqués. Pour moi, c'était une deuxième chance. Je suis parti en pension à Lyon pendant quatre ans, dans une école catholique, 100 % masculine. J'étais décidé à ne pas rater cette opportunité de revenir vers une voie qui me corresponde mieux.
Grâce à beaucoup de travail, après mes CAP et Brevet de technicien en ébénisterie et menuiserie d'agencement, j'ai réussi à intégrer un BTS en design industriel ! Le graal pour moi qui ne venait pas de la bonne filière. Un professeur, un ange sur ma route sinueuse, m'a donné ma chance après un entretien, parce qu'il sentait ma motivation. J'ai même fait mentir tous les pronostics en intégrant ensuite un Diplôme Supérieur de niveau Bac +4 en arts appliqués, option design produit, alors que personne n'aurait parié sur moi pour faire de belles études.
Mon modèle à l'époque, c'était Philippe Starck. La liberté créative, le fait de créer, d'imaginer, de penser autrement pour embellir le monde et la vie des gens. Mais lors des stages, un doute s'est installé. Le métier était très contraignant techniquement, et surtout, le marché de l'emploi dans le design était saturé. Après mes études, j'ai envoyé une vingtaine de candidatures sans succès. Peu à peu, le doute s'est transformé en auto-sabotage.
Plutôt que d'insister, j'ai abandonné. Pas par manque de talent, mais par manque de confiance et anticipation négative. J'ai préféré me tourner vers le commerce, pour exorciser ma peur des autres en développant des compétences supplémentaires au niveau relationnel.
La morale
Le manque d'estime de soi peut être plus destructeur que l'échec lui-même. Abandonner une voie inspirante par peur de ne pas être légitime laisse souvent un goût d'inachevé.
Chapitre IV
Voie de garage, rébellion et éveil intérieur
Je suis arrivé dans la vente comme on part au combat. Totalement novice, mais déterminé. En intérim pour Bouygues Telecom, dans des animations commerciales, je me suis surpris moi-même de si bien m'en sortir dans la relation clientèle. À 24 ans, je portais des lentilles à la place des lunettes et les regards ayant changé à mon égard, je me sentais moins complexé, plus apprécié. J'avais un statut valorisant, je gagnais correctement ma vie et avec une grande autonomie. Cette reconnaissance m'a permis de tenir pendant près de dix ans dans ce job alimentaire.
Mais autour de moi, je voyais trop de collègues résignés, malheureux, coincés dans des vies qui ne leur plaisaient pas. Je les écoutais, je les motivais. Moi-même, en parallèle, je me formais au web design, à la 3D, mais sans réussir à percer. Et puis un jour, une rencontre étonnante avec un ami passionné de développement personnel, qui écoutant mes réflexions existentielles, me conseille de lire La Prophétie des Andes.
Pour moi qui n'avais jamais vraiment lu, ce livre a été un choc. Une révélation. J'ai découvert le rayon sciences humaines des librairies et je suis tombé dedans pendant plus de 10 années. La psychologie, la philosophie, les neurosciences, l'hypnose, la PNL, la spiritualité, la physique quantique… Tout ce que je ressentais confusément à propos de la vie prenait enfin forme.
Peu à peu, en conflit de valeur avec le milieu de la vente, j'ai repris mon rôle de rebelle. Posture de syndicaliste, prud'hommes, contestation. J'ai fini par être licencié. Ce mauvais coup du sort, je l'ai finalement transformé en libération. Sans filet, avec peu de ressources, fraîchement séparé et une fille de 3 ans à nourrir, j'ai mis à profit mes 10 ans d'étude du fonctionnement humain en autodidacte et créé « Re-source-toi », mon activité de gestion du stress en entreprise.
La morale
Quand une activité n'est plus alignée avec nos valeurs et que l'on subit sans être créateur de sa vie, le corps et l'âme finissent toujours par se rebeller. Le sens est un carburant vital.
Chapitre V
Persévérer sur sa voie de cœur, malgré la peur et les erreurs
Les années suivantes ont été un long tunnel de l'ombre vers la lumière, une mort d'une ancienne version de moi vers une renaissance plus en phase avec mon essence. Jusqu'à ce jour où, parce que j'ai fait confiance à mon inconscient, j'ai osé poser une question gênante qui me tenait à cœur devant un groupe à Pôle Emploi. Cet acte de foi entraîna un enchaînement de synchronicités improbables, qui me permit de bénéficier d'un financement hors du commun de 13 000 euros de formation. S'ensuivit alors une série de formations en PNL, Coaching, Hypnose, analyse transactionnelle, EFT…
Fort d'une conviction profonde dans les tripes, malgré le manque d'argent, les découverts à la banque, les risques, les doutes, une activité qui me demande de me transformer, de dépasser des tonnes de peurs et qui met des années à décoller, je me suis dépassé et j'ai changé de paradigme et enfin trouvé ma voie.
J'ai persévéré en mode survie avec un entourage inquiet. J'ai lancé des conférences, accompagné des milliers de gens en séances privées et en formations, commencé l'écriture d'un livre. Après une rechute d'activité et traversée du désert entre 2020 et 2022, enfin, une stabilité, une visibilité, une légitimité, une estime de soi et une paix intérieure. Puis un passage inattendu à la télé, qui vient ouvrir un nouveau champ des possibles.
Aujourd'hui, je sais que je suis à ma place, celle qui attendait que je la prenne pour me réaliser pleinement et je suis tellement passionné, dans ma zone de génie, que je n'ai pas envie de faire autre chose, juste d'aller plus loin, vers plus d'expansion, d'impacter davantage, de transmettre pour contribuer à embellir la vie des gens.
La morale
La foi en sa V.O.I.E, en sa Vision, ses Orientations, sa véritable Identité, son Évolution par les expériences qui nous sont données à vivre, malgré les doutes et les obstacles, est parfois tout ce qui nous permet de tenir et d'aboutir. La persévérance transforme lentement l'impossible en évidence.
Mon histoire en images
Envie d'en parler ?
La sensibilité n'est pas une faiblesse, mais une force quand on sait quoi en faire. Les rêves ne sont pas impossibles : ils demandent du courage, de la persévérance et de l'accompagnement.
Aujourd'hui, j'accompagne des personnes en quête de sens, de réalisation de soi, qui sentent qu'elles ont quelque chose de plus à vivre. Je ne te promets pas que ce sera facile. Je te promets d'être là à tes côtés.
Si tu te reconnais dans ce parcours, si tu sens que c'est le moment de transformer ce qui te bloque, contacte-moi. On en parle d'abord sans engagement, pour voir si nos chemins peuvent se rejoindre.